Q :
Puisque l’appartenance de certains journaux ou médias
audiovisuels à des groupes industriels les oblige parfois à
passer sous silence certaines informations quand celles-ci
vont à l’encontre de l’intérêt économique de leur
actionnaire principal, ne pourrait-on pas imaginer qu’une
loi interdise à des entreprises pouvant être « dérangées »
par certaines informations d’acquérir des médias ?
Concernant les radios et les télévisions publiques qui elles
n’ont à se soucier éventuellement que du profil politique de
leurs directeurs, ne pourraient-elles pas revendiquer leur
liberté face à l’information en affirmant ne rien censurer
et en se servant de cette particularité dans des campagnes
publicitaires ?
Par ailleurs, étant donnée l’attirance de certains hommes
politiques pour des journalistes vedettes, par exemple dans
le domaine de la Télé, ne pourrait-on pas imposer que ces
dernier(e)s soient écarté(e)s de tout poste à responsabilité
pendant tout le temps où leur conjoint(e) occupe le devant
de la scène politique ?
Autre chose : ne croyez-vous pas que, quand les journaux
cèdent à la tentation du sensationnalisme, du people ou de
l’information la plus éloignée de l’intelligence, on en
oublierait presque ce que pourrait être un monde sans
information ou avec une information complètement contrôlée ?
Pour éviter ça, les journalistes ne devraient-ils pas
arrêter de prendre les gens pour des débiles en se fixant
des règles de « qualité » et en citant sans s’y arrêter les
événements sensationnels dont on ne peut tirer aucune
réflexion ?
Dans ce même ordre d'idée, ne pensez-vous pas que l'on
pourrait obtenir une information de meilleure qualité dans
le domaine audiovisuel si l'on décidait d'en exclure le
sport dont les problématiques sont souvent simplistes en le
cantonnant dans des émissions spécialisées ?
Encore autre chose : trouvez-vous comme moi qu’à l’heure de
l’Europe on pourrait élargir le champ des informations
« locales » qui aujourd’hui s’arrêtent aux frontières ? Ne
pourrait-on pas ainsi apprendre de multiples choses sur nos
voisins ?
Enfin, pensez-vous qu’un jour, par exemple grâce à Internet,
les journalistes organiseront des sondages quotidiens pour
savoir ce qui, dans les actualités présentées, intéresse
vraiment les gens et ce sur quoi ils voudraient que l’on
revienne pour ainsi être sûr d’intéresser leur public ? Mais
le public a-t-il toujours raison ?