Inter-Views - Albert du ROY

 

   

Albert du ROY

Journaliste et auteur du livre

"La mort de l'information" (Ed. Stock)

 (24/11/2007)

 

 

 

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Q : Puisque l’appartenance de certains journaux ou médias audiovisuels à des groupes industriels les oblige parfois à passer sous silence certaines informations quand celles-ci vont à l’encontre de l’intérêt économique de leur actionnaire principal, ne pourrait-on pas imaginer qu’une loi interdise à des entreprises pouvant être « dérangées » par certaines informations d’acquérir des médias ?

 

Concernant les radios et les télévisions publiques qui elles n’ont à se soucier éventuellement que du profil politique de leurs directeurs, ne pourraient-elles pas revendiquer leur liberté face à l’information en affirmant ne rien censurer et en se servant de cette particularité dans des campagnes publicitaires ?

 

Par ailleurs, étant donnée l’attirance de certains hommes politiques pour des journalistes vedettes, par exemple dans le domaine de la Télé, ne pourrait-on pas imposer que ces dernier(e)s soient écarté(e)s de tout poste à responsabilité pendant tout le temps où leur conjoint(e)  occupe le devant de la scène politique ?

 

Autre chose : ne croyez-vous pas que, quand les journaux cèdent à la tentation du sensationnalisme, du people ou de l’information la plus éloignée de l’intelligence, on en oublierait presque ce que pourrait être un monde sans information ou avec une information complètement contrôlée ? Pour éviter ça, les journalistes ne devraient-ils pas arrêter de prendre les gens pour des débiles en se fixant des règles de « qualité » et en citant sans s’y arrêter les événements sensationnels dont on ne peut tirer aucune réflexion ?

 

Dans ce même ordre d'idée, ne pensez-vous pas que l'on pourrait obtenir une information de meilleure qualité dans le domaine audiovisuel si l'on décidait d'en exclure le sport dont les problématiques sont souvent simplistes en le cantonnant dans des émissions spécialisées ?

 

Encore autre chose : trouvez-vous comme moi qu’à l’heure de l’Europe on pourrait élargir le champ des informations « locales » qui aujourd’hui s’arrêtent aux frontières ? Ne pourrait-on pas ainsi apprendre de multiples choses sur nos voisins ?

 

Enfin, pensez-vous qu’un jour, par exemple grâce à Internet, les journalistes organiseront des sondages quotidiens pour savoir ce qui, dans les actualités présentées, intéresse vraiment les gens et ce sur quoi ils voudraient que l’on revienne pour ainsi être sûr d’intéresser leur public ? Mais le public a-t-il toujours raison ?

 

 

Interview

 

 

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